Maitre au masque
Le Maître au masque
Son fiancé venait de la laisser
pour se rendre à un déjeuner.
Jade se retrouvait seule.
Le corps et l’esprit ayant encore la mémoire des plaisirs qu’elle
avait subi ce matin en présence de Lorenzo, son fiancé l'avait regardé être prise une fois encore par un mâle à la peau sombre et cuivrée.
Souvenirs pénétrant sa chair de l’homme
noir aux tresses envoûtantes et au sexe
qui lui avait paru semblable a un grand serpent d’Afrique.
Elle savait
que leur relation n’était pas des
plus simples.
Elle ne pouvant se refuser à
aucun homme dont la peau était plus foncée que la sienne et lui ne pouvant que
vivre par procuration le plaisir, que ces hommes prenaient sans jamais partager
dans le corps de celle qu’il voulait posséder.
Après s’être reposée, elle tenta
de retrouver l’apparence d’une femme plus convenable, que la rougeur des lèvres
de son sexe encore gonflé de désir, la peau de ses fesses bleuies par les
nombreuses fessées de l’homme aux tresses, ne pouvait que trahir.
Un bref passage à leur magnifique maison, lui permit d’embrasser
son enfant, issue d’une de ses nombreuses aventures avec ses hommes à la peau
ébène mais qu’elle avait enfin pu garder
grâce à l’amour et la dévotion aveugle que son homme avait
pour elle.
Elle savait qu’elle ne pouvait
que le décevoir, elle ne méritait bien sûr aucune dévotion et l’amour était pour
elle une chose que les hommes lui promettaient quand ils voulaient profiter un peu plus longtemps d’elle afin de
s’emparer de son corps mais aussi dévaster son cœur.
Pourtant Lorenzo était différent :
Lui la respectait, lui quand il disait
l’aimer: elle le croyait.
Pour lui, elle devait pouvoir raconter,
montrer, l’inavouable, l’indicible. Tout ce qu’un couple habituellement se cache par peur de blessé ou
d’être blessé. Cela le nourrissait, elle
le savait.
C’est ainsi, qu’elle se retrouva par cet après-midi du mois
de mai ,au club Teqi ‘s , un club où
elle aimait laisser son corps retrouver la maîtrise de ses sensations , de ses gestes,
sans se sentir envahie , perforée , fendue , broyée par la force
des hommes dont elle avait pourtant un
besoin viscérale et addictif .
La musique l’enivrait, la possédait en douceur, en profondeur comme un amant évanescent,
qui la purifierait, afin d’être préparée, apprêtée pour ce désir insatiable.
Il revenait, elle le sentait au plus
profond d’elle, heures après heures il rythmait sa vie comme une drogue, elle
ne serait bientôt plus que cette chienne, cette salope dont les gens aimaient
ainsi la nommer.
Il avait un masque, elle ne l’avait
pas remarqué étant dans sa bulle de
musique et de danse.
Un masque qui lui fit penser aux « masque de fer », l’homme l’interpella sur un ton autoritaire.
Elle reconnue ce ton, il s’agissait
d’un Maitre. Sa bulle explosa, les mots
qui arrivaient à ses oreilles n’avaient plus de douceur « à genoux, esclave, seins nus,obéis … »
Sur la piste de danse, l’homme
enleva son masque, sa peau noire lui ôta
toute résistance.
Elle tomba à genoux au milieu
des couples qui continuaient à danser.
Comment avait-il su ? Était-ce
marqué sur elle qu’elle était « une chienne » ?
Elle devait l’écouter lui debout,
elle a ses pieds le regard baissé. Il tenait un chien en laisse, un chien obéissant
et au regard menaçant. Elle prit alors conscience qu’elle se trouvait elle
aussi en laisse l’homme l’ayant attachée
à son collier, il la retenait ainsi. Les gens pouvant
constater que le Maitre au Masque possédait un chien et une chienne.
Le Maitre annonça vouloir la prendre pour lui.
Elle expliqua sa condition , qu’elle
ne pouvait n’être qu’a un homme noir , son engagement étant qu’elle se devait
d’obéir à tous les hommes noirs et
que son cœur était lui pris par son fiancé et son enfant.
L’homme lui dit qu’elle ne
trouverait jamais quelqu’un comme lui, qu’il l'entraînerait loin de son fiancé, qu’elle ne devait pas tenir à cet homme si elle se tenait à
genoux et à moitié nue devant lui.
Elle comprit que l’homme n’avait aucune envie de l’entendre s’expliquer, il lui dit qu’il aimait se battre pour parvenir
à ses fins, mais jamais contre
une chienne sans défense.
Il lui prit téléphone pour y
inscrire son numéro et la menaça
de la recontacter s’il devait avoir
envie de la revoir.
Tremblante et
honteuse de s’être ainsi encore faite remarquer, elle quitta le club sans
se retourner,
Seule sur le trajet du retour, elle s’aperçue qu’une
tache sur son pantalon ombrait l’intérieur
de ses cuisses. Ne portant jamais
de culotte, le tissu s’était humidifié, le Maitre avait su la rendre prête
et accessible, son sexe avait répondu et réclamait à nouveau
d’être envahie.


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